Je croyais qu’il allait retourner chez lui auprès de ses parents, je croyais qu’il allait retrouver sur le chemin du retour le vieux monsieur aux yeux ridés et humides…je croyais qu’il allait revoir le couple qui vagabondait comme je croyais qu’il allait revenir chercher la fille de 16 ans…mais hélas, ma fin à moi était trop idéale pour qu’elle puisse correspondre à une projection réelle…la vie est loin d’instaurer une fin qui n’a d’existence que dans les contes de fées, les films mexicains et indous. ..
Quand j’y pense profondément et analytiquement, je trouve que c’est une fin tragique certes mais devrait être prédictible et escomptée…je m’explique…un homme qui est parti à la découverte de soi, de l’inconnu dans la nature sauvage, et qui a aboutit à la fin de son périple à détenir le secret de la vie, du bonheur, ne peut que finir comme il a fini. Il a atteint à 24 ans ce que d’autres passent des vies entières à déchiffrer voire mourir sans même y penser…
Pour moi il s’agit d’un grand homme qui était en quête de la vérité, le malheur c’est qu’il a choisit un chemin sans s’apercevoir qu’à sa droite, au début du chemin, il y avait un panneau signalant que la route était mono sens et que le chemin était irréversible.
« Plutôt que l’amour, la célébrité, la foi, l’argent, plutôt que la justice, donnez moi la vérité »
Alex super vagabond. Sur ce point j’intervient, il est vrai que la vérité existe et qu’il faut scruter, cependant le moyen unique, je souligne unique, d’y parvenir c’est la FOI, la bonne foi, seule la foi…c’est la clé du mystère.
« L’esprit humain se nourrit de nos nouvelles expériences » irréfutable…la logique de la nature stipule qu’un système recevant en entrée les mêmes inputs ne peut que donner les mêmes outputs, voulant dire que pour changer il faudrait enchainer sur de nouvelles expériences.
« Le bonheur n’est pas forcément dans les relations humaines, ça existe en chaque chose qui nous enture » Alex l’a dit au milieu de son voyage à un moment où il avait à moitié raison…le bonheur existe où qu’on soit, sauf que c’est l’homme qui donne aux choses un sens, c’est sa vision qui décide de la valeur de la chose.
« Happiness is only real when SHARED » un des plus beaux dictons que j’ai jamais lus. Décidément j’avais raison de vénérer une dépendance aux gens, de sacrer toute relation avec l’humain. Je suis rebelle, je le reconnais, mais mon amour aux autres est plus intense que de succomber à cet appel à la rébellion qui me tente et me hante la vie. La nature mérite qu’on l’aime ya pas plus beau, mais encore plus beau est le partage. La ressource la plus précieuse dans la vie est la ressource humaine, on ne peut vivre sans les autres. Les autres sont la source de notre force comme ils le sont de notre faiblesse, mais une faiblesse qui vite se convertit une fois on pardonne « quand on pardonne on aime, et quand on aime le soleil vient nous éclairer la vie » sur la colline l’a dit le vieux monsieur.
Le bonheur atteint en solitude est moins durable que celui en cohabitant avec les autres. Il a fallu qu’une personne tente l’aventure et meurt pour qu’on le sache.
A ma grande stupéfaction, je ne savais pas qu’il s’agissait d’un fait réel, d’une histoire vraie… J’ai fini le film dimanche vers 3h30 du matin, avec des larmes qui ruisselaient sur mon visage, et l’appel à la première prière qui se déclenchait.