Dormir n’éteint pas la tristesse d’une âme tourmentée. La réalité est toujours là… Pour lui gâcher les petits moments de joie.
Il est temps pour faire le bilan !
Dans sa tristesse quotidienne, il fait tourner les pages d’un vieux livre. Incapable de le lire… Il pense à son sort!!! A tous le mal qu’il a fait, qu’il fait et qu’il continuera à semer sur cette terre. A commencer par lui même…
Il n’arrive plus à différencier les états de son âme tellement ils se chevauchent. En plein tristesse, il resent l’effet du petit soufle d’air fraîs… Il plonge à nouveau dans les idées qui font peur aux autres… Pourquoi parle t’-il des autres ?
Un autre sourire se trace rapidement sur ses lèvres avant de disparaitre… Il laisse derièrre lui toute la tristesse profonde d’un echec inconnu…
Contrairement à ses habitudes, il écoute en ce moment un morceau RAP de Mobb Deep - Get Dealt With…Il ne comprend rien, mais il aime le morceau… Et c’est ce qui compte en ce moment…
Il ne sent pas bien, il ne cherchera pas à savoir pour éviter le pire. Il accepte et il subit…
Il ouvre un ancien billet qui n’a jamais été publié… “La vraie face de la lune” le relit… Il ne le publiera jamais… Le mal en lui… Le mal c’est lui…
L’homme est faible, l’homme n’est rien sur cette terre… J’arrête…
Écrire pour se calmer, pour trouver le remède, pour se donner une pause, un répit… Cette fois ci, ça n’a pas trop marché… Il préfère rester Hors Zone, non joignable… Seul…
L’Homme est faible, je me suis trop éloigner de toi mon Dieu… C’est dans les moment de faiblesse que nous recherchons Dieu… C’est le cas pour moi aussi.
Je relis ces lignes de Mustapha Mahmoud, extraites de son livre : L’énigme de la mort…
“Rien de plus étrange que la mort…
Il est bien étrange, certes, que ce qui est devienne… néant !
Les habits de deuil, la tente de réception, la musique, les porteurs d’encens, les
valets aux accoutrements théâtraux…
Et nous… comme si nous assistions à une représentation. Nous
n’y croyons pas.
Personne ne donne l’impression d’y croire. Même ceux qui se
sont associés au cortège funèbre ne pensent à rien, sinon à
suivre.”
[…] Lire la suite
Un coup de tél m’interrompe, une petite conversation… Je reprends ma tristesse, mon texte… et la vie continue… Je vis à travers ce que j’écris…
Le pronom personnel s’est transformé d’un “il” inconnu en un “je” bien défini. Le “je” reste tout de même inconnu, car ce n’est pas de Boukou le souriant qu’il s’agit. Plutôt d’un autre, d’une autre face inconnue, d’une ombre de ma création… L’ombre que tout le monde est incapable de voir, de saisir… Car elle n’existe que pour moi…
Je me suis trop éloigné du sujet de départ… J’ai oublié qu’il n’y avait pas de sujet … Que je suis entrain d’écrire sous la dictée de ma tristesse incandescente …
Je parcours une page, je trouve la citation suivante :
Entre la veuve d’une année et la veuve d’une journée la différence est grande. (La Fontaine)
La veuve d’une année commence à s’adapter et oublier sa situation… Mais ce n’est pas toujours vrai…
…………………………………………………………………….. A bientôt…