Dans le royaume de rêve elle nous a transportés. Avec son accent algérien doux, son charme et sa voix sublime, Souad a réussi le grand pari ! Rester authentique devant un publique qui n’a cessé de l’acclamer … et réciter toutes ses chansons… Sans exception.
Surprise et confuse : Comment a elle pu avoir cette place dans ce pays voisin … Le Maroc ?
Quatre artistes l’accompagnaient ! Ils croient en elle, vivent sa création musicale…
Engagée… Elle est engagée… Samir, n’a pas cessé de répéter ces deux phrases depuis qu’il a entendu : Si Ahmed… Elle est engagée… Et ce n’est pas pour rien qu’on l’a un jour nommé : Tracy Chapman de l’orient !
Un sourire éclatant, des yeux qui brillent de joie et une voix sublime ! Un texte « plus que beau » et ce mélange nous donne Souad.
Je me demande comment elle peut écrire avec de si simples mots de très beaux textes, tristes, joyeux et engagés ?
Revenir à nouveau… De très loin… Là où tout s’éteint pour redonner la vie !
Revenir à nouveau… Pour écouter cette belle mélodie… Cette joie tristounette. Ils sont trois…plus un. Un synchronisation incroyable, une projection dans les morceaux qu’ils produisent !
J’écoute un autre, un autre et … un autre . Cette fois ci Majaz… Ils n’ont pas besoin de mots pour nous transporter dans leur monde à eux !
Imagination ? Peut être, mais il fait noir dans cette pièce. Non il ne s’agit pas de la 1448 ! Il s’agit de ma chambre cette fois ci !
Je n’aime pas le début ! Je recompose ma phrase !
J’ouvre mes yeux ! Ma main habituée connait son chemin vers l’interrupteur ! L’interrupteur ne fonctionne pas ? Une panne d’électricité ?!
Je n’aime pas non plus cette phrase… Elle n’est pas sincère.
Je cherche l’inspiration alors que c’est elle qui doit me trouver ! Quand elle s’éloigne mes textes deviennent vides et sans trop de feeling !
Un petit chat noir, vient de s’approcher de ma table ! Un regard curieux, provocant mais innocent ! « Une photo pas trop réussie, c’est le temps pour changer d’appareil photo »
La sincérité manquait à mes derniers textes ! Je cherche « Nounou et nana » … Où sont-ils passés ?
Pour prendre il faut donner ! Mais pour donner, il faut juste apprendre ! J’avais besoin d’apprendre, d’assumer et finalement de comprendre !
Le bus… Un monde, où les contacts au quotidien nous apprennent à vivre. Plus de Trois heures par jour étaient suffisantes pour nouer des relations, faire des amis et avoir une idée sur la nouvelle génération que le Maroc, notre Maroc, connaitra.
J’ai passé des heures à contempler les gens, « Tbergigue entre autres »… A essayer de les connaître de près !
Les mendiants étaient ceux qui m’ont toujours surpris avec leurs méthodes… Leur ingéniosité et leur sens créatif !
Le bus a toujours signifié pour moi le 11. Un bus liant les deux extrémités de la ville de Rabat.
Un autre bus, moins intéressant le 13 était obligatoire pour commencer ce voyage traversant Bouregreg.
7 minutes à pied séparant les deux arrêts du 13 et du 11 (Que des chiffres impairs !). Le seul bus qui respecte le temps de départ était le 11.
Les victimes de l’affaire Annajat, rencontrées près de l’arrêt du onze, étaient mes compagnons matinaux. Une petite discussion, un bonjour, un biscuit qui n’est que Tonic dans la majorité des cas. 3 ans passés devant l’UMT, sans abri, sans logement, sans boulot et le pire sans solution. L’autre jour je les ai revu… Toujours le même destin !